Qui est Victor Soskice (’41) ?

 

Pierre Lurçat écrit actuellement un livre sur le cousin de son père, ancien élève du LFNY, Victor Soskice, qui s’engagea dans l’OSS et fut capturé et tué pendant la 2e Guerre mondiale. 

Victor Soskice en uniforme militaire en 1943.

Qui était Victor Soskice ? 

Victor Soskice était élève au LFNY, durant l’année scolaire 1940-1941. Il se destinait à une carrière diplomatique et était allé étudier à Georgetown University, mais il a renoncé à ses études pour s’engager dans l’armée américaine. Parachuté en France pour une mission de sabotage d’une usine produisant du pétrole synthétique pour l’armée allemande, il a été arrêté, torturé, incarcéré au camp de Flossenburg et finalement exécuté, quelques mois avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Pourquoi avez-vous décidé d’écrire un livre sur lui ?

Victor était le fils adoptif de mon grand-oncle, l’artiste Jean Lurçat, qui avait épousé en secondes noces sa mère, Rossane. Mon père l’a connu dans son enfance et il l’admirait beaucoup, d’autant que Victor l’avait sauvé de la noyade pendant un séjour de vacances familiales. C’était donc à la fois un héros de la guerre et un personnage presque mythique dans ma famille, dont mon père m’a souvent parlé.

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Pierre Lurçat, plongé dans des documents sur Victor Soskice.

Vous êtes venu à New York pour en savoir plus sur Victor Soskice, qu’avez-vous découvert?

Je n’ai pas fait de découverte à proprement parler, mais j’ai pu voir avec émotion la plaque commémorative du lycée, et m’imprégner de l’atmosphère de New-York qui était la ville natale de Victor et celle où il a passé une période décisive de sa vie. J’ai eu également le plaisir de découvrir le LFNY et le caractère bien particulier de cette institution, ce qui était important pour moi et significatif, même si le lycée n’est plus aujourd’hui au même endroit qu’à l’époque où Victor l’a fréquenté.

“J’ai réalisé l’affreuse torpeur et souffrance morale qui peut être imposée par le manque de liberté d’expression“

Qu’est ce qui vous a le plus marqué lors de vos recherches ?

Le fait que toutes les personnes qui ont connu Victor ont gardé un souvenir très fort de lui, de sa personnalité et de leur rencontre avec lui, qui remonte à si longtemps… Plusieurs personnes que j’ai interviewées – toutes âgées de plus de 90 ans – m’ont confié qu’elles pensaient toujours à lui, plus de soixante-dix ans après sa mort dans des circonstances tragiques.

Quelques+lettres+de+Victor+Soskice+et+documents+qui+aident+Pierre+%C3%A0+avancer+dans+ses+recherches.

Que souhaitez-vous accomplir à travers votre ouvrage? 

Je souhaite faire connaître aux lecteurs la personnalité attachant de ce jeune homme, engagé volontaire dans l’armée américaine pour combattre le nazisme, qui a fait le sacrifice de sa vie pour défendre la liberté. Comme il l’écrivait dans une lettre à sa fiancée, Ginette, elle aussi ancienne élève du lycée, “j’ai réalisé l’affreuse torpeur et souffrance morale qui peut être imposée par le manque de liberté d’expression“.

Il est frappant de constater, 70 ans plus tard, que la liberté reste menacée par d’autres ennemis dans le monde actuel et qu’il demeure tout aussi vital de s’engager pour la défendre.

Quelles sont les prochaines étapes dans votre travail ?

J’espère continuer à avancer dans mes recherches et entamer l’écriture du livre, dont la forme précise n’est pas encore fixée. Peut-être un roman familial, ou un roman épistolaire, ou peut-être autre chose …

Pierre Lurçat écrit actuellement un livre sur le cousin de son père, ancien élève du LFNY, Victor Soskice, qui s’engagea dans l’OSS et fut capturé et tué pendant la 2e Guerre mondiale. 

Victor Soskice en uniforme militaire en 1943.

Qui était Victor Soskice ? 

Victor Soskice était élève au LFNY, durant l’année scolaire 1940-1941. Il se destinait à une carrière diplomatique et était allé étudier à Georgetown University, mais il a renoncé à ses études pour s’engager dans l’armée américaine. Parachuté en France pour une mission de sabotage d’une usine produisant du pétrole synthétique pour l’armée allemande, il a été arrêté, torturé, incarcéré au camp de Flossenburg et finalement exécuté, quelques mois avant la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Pourquoi avez-vous décidé d’écrire un livre sur lui ?

Victor était le fils adoptif de mon grand-oncle, l’artiste Jean Lurçat, qui avait épousé en secondes noces sa mère, Rossane. Mon père l’a connu dans son enfance et il l’admirait beaucoup, d’autant que Victor l’avait sauvé de la noyade pendant un séjour de vacances familiales. C’était donc à la fois un héros de la guerre et un personnage presque mythique dans ma famille, dont mon père m’a souvent parlé.

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Pierre Lurçat, plongé dans des documents sur Victor Soskice.

Vous êtes venu à New York pour en savoir plus sur Victor Soskice, qu’avez-vous découvert?

Je n’ai pas fait de découverte à proprement parler, mais j’ai pu voir avec émotion la plaque commémorative du lycée, et m’imprégner de l’atmosphère de New-York qui était la ville natale de Victor et celle où il a passé une période décisive de sa vie. J’ai eu également le plaisir de découvrir le LFNY et le caractère bien particulier de cette institution, ce qui était important pour moi et significatif, même si le lycée n’est plus aujourd’hui au même endroit qu’à l’époque où Victor l’a fréquenté.

“J’ai réalisé l’affreuse torpeur et souffrance morale qui peut être imposée par le manque de liberté d’expression“

Qu’est ce qui vous a le plus marqué lors de vos recherches ?

Le fait que toutes les personnes qui ont connu Victor ont gardé un souvenir très fort de lui, de sa personnalité et de leur rencontre avec lui, qui remonte à si longtemps… Plusieurs personnes que j’ai interviewées – toutes âgées de plus de 90 ans – m’ont confié qu’elles pensaient toujours à lui, plus de soixante-dix ans après sa mort dans des circonstances tragiques.

Quelques+lettres+de+Victor+Soskice+et+documents+qui+aident+Pierre+%C3%A0+avancer+dans+ses+recherches.

Que souhaitez-vous accomplir à travers votre ouvrage? 

Je souhaite faire connaître aux lecteurs la personnalité attachant de ce jeune homme, engagé volontaire dans l’armée américaine pour combattre le nazisme, qui a fait le sacrifice de sa vie pour défendre la liberté. Comme il l’écrivait dans une lettre à sa fiancée, Ginette, elle aussi ancienne élève du lycée, “j’ai réalisé l’affreuse torpeur et souffrance morale qui peut être imposée par le manque de liberté d’expression“.

Il est frappant de constater, 70 ans plus tard, que la liberté reste menacée par d’autres ennemis dans le monde actuel et qu’il demeure tout aussi vital de s’engager pour la défendre.

Quelles sont les prochaines étapes dans votre travail ?

J’espère continuer à avancer dans mes recherches et entamer l’écriture du livre, dont la forme précise n’est pas encore fixée. Peut-être un roman familial, ou un roman épistolaire, ou peut-être autre chose …

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Florence Reynier

Communications-Alumni Associate

As a recent graduate from Parsons The New School, Flo is excited to start her first job at the Lycée with the communications team. After a few internships in fashion houses and advertising, she realized how much she enjoyed combining digital marketing and graphic design into her work. She is French-American, her favorite place to travel to is New Zealand and she has a passion for eco-friendly design.

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