Le Bac au LFNY : trois formats, trois filières, neuf possibilités

Le Lycée propose une palette de formats et de filières du baccalauréat à partir de la classe de 1ère : un bac standard, un bac OIB (pour option internationale bilingue dans sa version américaine) et un bac BFA (pour baccalauréat franco-américain), chacun décliné en trois filières L (littérature), ES (Économique et social) et S (scientifique). Neuf combinaisons sont donc possibles. Comment choisir?

Institution napoléonienne

Commençons par le baccalauréat standard. Vénérable institution napoléonienne créée en 1808, le baccalauréat marque dans la tradition éducative française le passage dans l’enseignement supérieur. Il est d’ailleurs considéré comme un examen universitaire à part entière délivré par un jury qui est toujours présidé par un professeur des universités. L’adjectif “standard” qui lui est attribué dans notre contexte signifie simplement qu’il est similaire aux baccalauréats généraux passés en France. Mêmes épreuves passées en fin de classe de première puis de terminale, même degré d’exigence d’un examen qui sanctionne la fin des études secondaires.

Une mise en valeur de l’anglais avec l’OIB

L’option internationale du baccalauréat-option américaine quant à elle est une déclinaison du baccalauréat standard créée en 1985. Elle vise à mettre en valeur la maîtrise de l’anglais des élèves qui le passent tout en permettant de combiner des approches pédagogiques issues des traditions éducatives françaises et américaines.

Concrètement les candidats des baccalauréats OIB doivent passer des épreuves spécifiques de langue et littérature et d’histoire-géographie. Les contenus et les programmes de ces épreuves sont arrêtés en concertation par les autorités pédagogiques françaises et américaines, à savoir le Ministère de l’Éducation Nationale d’une part et le College Board de l’autre.

Chaque année, l’un des gymnases du LFNY est transformé en salle d’examen à l’occasion du baccalauréat. Le Lycée est un centre d’examen régional pour les élèves passant le bac dans des écoles de la côte nord-est.

Ces épreuves, qui se substituent à celles d’histoire-géographie et d’anglais du baccalauréat standard, prennent à chaque fois la forme d’un écrit et d’un oral dont les coefficients sont nettement supérieurs aux épreuves d’histoire-géographie et d’anglais dans les baccalauréats standards.

Par rapport aux bacheliers standards, le temps passé dans des cours prodigués par des locuteurs anglophones ainsi que le poids des disciplines passées en anglais à un niveau d’exigence proche du niveau de locuteur natif est ainsi largement augmenté (de 8 à 39% par exemple entre les baccalauréats ES standard et OIB).

Des cours d’Advanced Placement pour les “BFistes”

Le dernier né des baccalauréats est le baccalauréat franco-américain (BFA). Programme binational, à l’instar des baccalauréats franco-allemand (Abibac) ou franco-espagnol (Bachibac), le BFA a fait l’objet d’un accord entre le Ministère de l’ Éducation Nationale d’une part et le College Board de l’autre signé en septembre 2008 au LFNY en présence du ministre de l’éducation nationale de l’époque, Xavier Darcos.

Les élèves qui choisissent le BFA suivent en première et en terminale trois cours d’Advanced Placement (AP). Les AP sont des programmes d’excellence proposés dans de nombreux établissements scolaires aux États-Unis ayant pour objectif de proposer à des lycéens des cours de niveau universitaire, en lieu et place de trois disciplines correspondantes du baccalauréat.

A titre d’exemple un élève de la filière S BFA suivra au cours de ces deux dernières années de lycée, les cours d’AP European History (en remplacement du programme d’histoire-géographie des autres baccalauréats), d’AP English Littérature (plutôt que le programme d’anglais) et enfin d’AP Biology (qui se substitue au programme de sciences et vie de la terre).

Un diplôme prestigieux à l’international

Là encore, le poids des disciplines étudiées en anglais est nettement plus important que pour le baccalauréat standard (de 13% à près de 40% en BFA pour la filière L). Ce programme permet ainsi d’obtenir un baccalauréat français tout en pratiquant un mode d’enseignement strictement américain qui anticipe à bien des égards les cours d’une université américaine. Il valide également une excellente maîtrise de la langue anglaise et bien sûr des compétences biculturelles.

Trois élèves de 1ère rencontrent un groupe d’élèves de seconde le 23 mars 2015 lors d’une session d’advisory sur le thème du choix du bac. Une discussion animée et productive qui a permis d’en savoir plus, concrètement, sur les différentes filières et options proposées au LFNY (crédits: J. Tasevoli).

Dans toutes ses déclinaisons, le baccalauréat français se distingue des autres certifications de fin du secondaire communément adoptées par les écoles internationales. Il se distingue par le nombre élevé des épreuves que les élèves ont à passer (une dizaine environ sans compter les options), leur diversité (tous les élèves poursuivent dans ce cadre un enseignement deux langues étrangères et bénéficient d’un enseignement de philosophie pour ne citer que ces deux exemples) ainsi que le niveau d’exigence général qui est perçu comme très élevé. Ce diplôme est largement connu dans les universités qui recrutent des élèves issus des écoles internationales et continue de bénéficier d’un vrai prestige.

Le meilleur bac existe-t-il?

Le premier critère à considérer est bien évidemment le degré de maîtrise des élèves en anglais à l’entrée en première. Le baccalauréat standard est ainsi le choix prioritaire des élèves qui viennent d’arriver aux USA. On notera d’ailleurs que ce choix ne constitue en aucun cas un renoncement aux universités américaines anglaises ou canadiennes anglophones que certains d’entre eux choisissent et intègrent.

Reste alors le choix entre les baccalauréats OIB et BFA. Ces programmes, on l’a vu, poursuivent des objectifs similaires en mettant en avant les compétences linguistiques et biculturelles des élèves. Toutefois leurs formats comme les qualités qu’ils distinguent chez ces derniers divergent quelque peu.

Plus d’oral pour l’OIB

Par exemple, le poids des examens oraux est bien plus important en OIB que dans le BFA. Dans le même temps, les élèves des programmes S-BFA et ES-BFA ont un examen de plus à passer en fin de première (l’AP European History). Mécaniquement, ils ont donc un cours de moins en classe de terminale ce qui amène à libérer en temps précieux au moment où se bouclent les dossiers de candidatures aux universités.

Mais au-delà des questions du format des examens ou de rythme des dernières années le choix entre ces deux types de baccalauréat est d’abord celui entre des programmes, entendu ici au sens de curriculum, différents. Par exemple, en filière ES, les élèves des baccalauréats standards et OIB suivent le programme de sciences économiques et sociales, excellent programme qui emprunte à la sociologie en même temps qu’à l’économie. Leurs camarades du Bac BFA suivront quant à eux des cours de deux AP Economics (micro et macro) qui ont bien davantage à voir avec l’économétrie.

Les aptitudes et centres d’intérêts des élèves sont déterminants

Pour répondre à une question qui revient sans cesse, il n’y a donc pas à notre sens de meilleur bac, de filière qui permettrait plus qu’une autre l’accès aux meilleures universités. Par contre, il existe effectivement des parcours différents qui correspondront plus ou moins aux qualités, aux aptitudes et enfin et surtout aux goûts et aux centres d’intérêts de nos élèves.

Enfin si ce choix est difficile, un choix que nos équipes à commencer par nos professeurs sont là pour éclairer, l’issue pour nos élèves est souvent excellente. Il suffit pour s’en convaincre d’observer les remarquables résultats de nos élèves en la matière. Le baccalauréat, les baccalauréats, remarquables parcours de formation constituent également de formidables atouts dans les candidatures de nos élèves aux universités du monde entier.

Starting in eleventh grade, students at the Lycée Français de New York begin a course of study that follows a choice of baccalaureate versions and tracks: the Classic French Baccalaureate, the International Option of the French Baccalaureate (OIB), the Franco-American Baccalaureate (BFA). Each one includes three tracks: L (literature), ES (economics and social science) and S (science). With nine combinations possible, how best can students choose the right one for themselves?

History of Le Bac

Let’s start with the Classic French Baccalaureate exam. Created under Napoleon in 1808, the baccalaureate marks the passage into higher education for all students in France. It is considered a university exam, overseen by a jury of educators under the supervision of a university professor. In our context, the adjective “classic” means simply that the exam is like the standard baccalaureate exams taken across France. The students take the same test as do their peers in France at the end of eleventh and twelfth grade, with the same level of difficulty.

An emphasis on English Language with the OIB

The International Option of the French Baccalaureate (American Option), created in 1985, is a variation of the Classic Baccalaureate. It evaluates the level of mastery of English of students with an exam that combines the pedagogical approaches of the French and American educational traditions.

OIB baccalaureate candidates take specific English language-literature and history-geography tests. Exam content is developed in consultation with the Ministry of National Education in France and the College Board in the United States.

Every year, one of the LFNY gym is converted into a giant exam center for the Baccalaureate. The Lycée welcomes students who pass the “bac” from other French schools in the North East. 

The OIB history-geography and the English tests are both written and oral with a higher co-efficient (weight) than the history-geography and English exams in the classic Baccalaureate.

Students who choose the OIB over the classic Bac exam will take a much larger portion of their classes in English with anglophone teachers, in addition to their English language and literature classes, with a subsequent higher weight. (For ES students from 8% to 39% when they move from a classic to an OIB program.)

Advanced Placement (AP) courses for the “BFAistes”

The last of the bacs offered at the Lycée is the Franco-American Baccalaureate. The BFA — a binational program similar to Franco-German (Abibac) bac or the Franco-Spanish (Bachibac) bac — was the subject of an agreement between the Ministry of National Education and the College Board. It was signed in September 2008 at the LFNY (!) in the presence Xavier Dracos, France’s Minister of National Education at the time.

Students who choose the BFA take three Advanced Placement (AP) courses in eleventh and twelfth grade.  For those who may not be familiar with them, AP courses are college-level exams available in many schools across the U.S.  The goal is to offer high-school students university-level courses in place of three subjects that would be found in a traditional bac-based curriculum.

For instance, a student following the Science BFA track would take over two years, AP European History, replacing the history-geography in OIB and the classic bac; AP English Literature in place of OIB or bac  English literature class; and AP Biology in place of earth and life science classes.

The additional classes taken in English have a higher co-efficient than they would in a Classic Baccalaureate (from 13% to close to 40% in the BFA for the L (literature) track. This program allows a student to obtain a French baccalaureate while practicing a style of learning that is American and anticipates the courses of an American university. Interestingly, the exam not only validates native-level proficiency in the English language, but also bicultural skills.

Three eleventh graders met with their peers on March 23, 2015, during a tenth-grade advisory session to discuss Bac choices. Representing various tracks, the older students responded to many questions from their younger schoolmates (credits: J. Tasevoli).

All three French baccalaureate exams distinguish themselves from many other high-school certifications adopted by international schools, owing to the higher over all number of exams taken (about a dozen not counting options (elective subjects), its diversity (e.g. all students learn two foreign languages and also take philosophy) and also its demand on students, which is seen as highly rigorous. This Bac is widely known throughout American and Canadian universities that recruit students from international schools, and it continues to be considered of great prestige.

What is the best Bac?

The first criteria to consider is naturally, the proficiency level of the student’s English and French, and when he or she first entered a bilingual program. The Classic French Baccalaureate is almost always the first choice for students who have just arrived in the U.S.  Students should note, however, that choosing the Classic bac doesn’t mean that American, Canadian or other anglophone universities are no a choice for college. These universities choose students who take this exam, and they are fully integrated into these programs.

What about the choice of  OIB or BFA?  Both programs support and promote the multilingual and bicultural aptitude of students, but the formats vary.

More oral sections in the OIB, an additional test at the end of eleventh and twelfth grade

The sheer number of oral exams in the OIB is greater than those in the BFA. At the same time, students in S-BFA and ES-BFA programs will have one additional exam to take at the end of eleventh grade (AP European History). However, they also have one fewer courses to take in twelfth grade, which frees up their schedules leaving extra time that is especially appreciated during university application time.

Course choices vary across all three bacs. For example, in the ES subject, the students of Classic Baccalaureate and the OIB take the same economics and social science curriculum, an excellent program that incorporates both sociology and economics. Their classmates from BFA, however, take two AP economics courses (micro and macro), but they also get the advantage of  studying econometrics.

A choice that depends on aptitudes and interests of students

To answer a popular question, there’s no “best” bac, or a track that best helps a student get into the best universities. However, the many paths offered should correspond to qualities, aptitudes, and above all, to the interests and passions of our students.

Our school team and especially our teachers are there to help our students make their choices.  The remarkable results of our students tells us of this success. The baccalaureate provides outstanding training courses and is a great asset in our student’s university applications all around the world.

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Nicolas L'Hotellier

Proviseur adjoint- Director of Secondary

Nicolas L'Hotellier
Nicolas L'Hotellier has been the Assistant Head at the Lycée Français since 2009. He is a former math teacher. He also served as the assistant principal at a school in Seine Saint Denis. Nicolas received a Masters in Management specializing in the administration of public educational organizations. He likes to foster students' curiosity and encourages respect for others in all students.

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