grit (noun): \ˈgrit\

Cette semaine, un de nos parents m’a envoyé un lien audio que j’aurais sinon manqué dans l’effervescence de la rentrée scolaire. Le reportage, rediffusé sur la “Morning Edition” de la “National Public Radio” (NPR), lundi dernier, après une première diffusion en Novembre 2012, s’intitule: «Pourquoi les élèves orientaux et occidentaux abordent l’apprentissage différemment”. Selon le résumé de cette émission que j’ai d’abord lu sur le site NPR, «La plupart du temps dans la culture américaine, la lutte intellectuelle chez un élève est considérée comme un indicateur de faiblesse, tandis que dans les cultures orientales, elle est non seulement tolérée mais souvent utilisée pour mesurer la force mentale. «Hmmm» me suis-je dit  en commençant à écouter la journaliste (http://n.pr/1e11d3A), immédiatement captivé par l’histoire d’un psychologue américain qui en observant une classe de CM1 au japon où le professeur enseignait à ses élèves comment dessiner un cube en trois dimensions a été témoin de quelque chose qui l’a fait réfléchir.

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Plutôt que de demander au meilleur élève de venir partager ses compétences devant toute la classe, l’enseignant a demandé à celui qui semblait avoir le plus de mal à décrire l’objet de venir au tableau. Et alors que cet élève continuait à peiner sur le dessin exact du cube, le professeur japonais a demandé à plusieurs reprises au reste de la classe si oui ou non ils pensaient que leur camarade avait réussi, obligeant ainsi le chercheur compatissant à vivre quelques moments anxiogènes quand il a entendu tout le monde dire à l’élève que, eh bien, non, il n’avait pas encore maîtrisé le dessin à réaliser. Pourtant, à la plus grande surprise du chercheur, celui qui était au tableau a continué à réessayer, apparemment imperturbable, jusqu’à ce qu’il réussisse enfin à dessiner le cube en trois dimensions comme on lui avait demandé. Là, l’ensemble de ses camarades se sont mis à applaudir avec force et l’élève persévérant a rayonné de fierté.

En écoutant cet enregistrement, un certain nombre de questions me sont venues à l’esprit, notamment celle de la position de notre propre école sur ce thème de la «lutte intellectuelle». Comment percevons-nous la nécessité de faire un effort avant d’être capable de maîtriser quelque chose? Considérons-nous que le fait de devoir travailler pour avancer soit un signe de faiblesse ou une source de force? Mettons-nous en valeur les difficultés qu’une personne peut rencontrer ou sa détermination à les surmonter? Je dois dire qu’en repensant aux innombrables conversations que j’ai eues avec les élèves, les enseignants et les parents du Lycée Français de New York, sans oublier mon propre regard sur ce sujet, la réponse est claire. Dans notre communauté éducative, nous apprécions et valorisons l’effort, ce que le professeur de l’Université de Pennsylvanie Deborah Perkins-Gough appelle «la ténacité» («L’importance de la ténacité”, Educational Leadership, Septembre 2013, pp 14-20).

Pour Perkins-Gough, la ténacité englobe à la fois la notion de résilience, «l’idée d’une réponse positive à l’échec ou à l’adversité», et celle de passion, comprise comme le choix de «faire une chose particulière dans la vie…et de renoncer à beaucoup d’autres choses pour l’accomplir…[s’accrocher] à ses sujets d’intérêt et à ses objectifs à long terme”. Allant plus loin et s’appuyant sur les résultats de ses recherches pendant plus d’une décennie, la professeur de l’Université de Pennsylvanie affirme que ceux qui sont les plus tenaces sont aussi ceux qui, à la fin, obtiennent les meilleurs résultats. Quel excellent rappel que cette éducation d’excellence que nous offrons doit être fondée sur des principes qui encouragent la ténacité, des principes comme les suivants: a. l’apprentissage le plus profond s’effectue quand nous le faisons par nous-mêmes, tout particulièrement quand cela nous demande du travail; b. se poser des défis est essentiel et lorsqu’on n’en trouve pas sur son chemin il faut aller les chercher; c. les échecs font partie intégrante de l’existence et doivent être vécus comme autant d’occasions de cultiver notre détermination, cette détermination dont nous avons besoin si nous voulons grandir en tant qu’individus; et d. les efforts que nous devons faire dans la vie varient d’une personne à l’autre, mais comme toute expression de la diversité, ils sont toujours dignes de notre respect et de notre admiration.

This week, one of our parents kindly sent me an audiolink which I might otherwise have missed amid the ebullience of welcoming students back to school. The report, broadcast on the “Morning Edition” of National Public Radio (NPR) last Monday, after having first been aired in November 2012, was entitled, “Why Eastern and Western Learners Tackle Learning Differently”. According to the summary I read on the NPR website,  “For the most part in American culture, intellectual struggle in school children is seen as an indicator of weakness, while in Eastern cultures it is not only tolerated, it is often used to measure emotional strength.” Hmmm, I thought to myself and began to listen (http://n.pr/1e11d3A), instantly captivated by a story about an American research psychologist who, when observing a Japanese fourth grade classroom in which a teacher was showing her students how to draw a three-dimensional cube, witnessed something which gave him cause for reflection.

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Rather than ask the most accomplished student in the classroom to demonstrate her skills at the front of the class, the teacher asked the student who appeared to have the greatest difficulty in depicting the object to approach the blackboard. And as this particular student struggled at length to draw the cube just right, the Japanese teacher repeatedly asked the rest of the class to say whether or not they thought the student had succeeded, leading to several distressed moments for the empathetic researcher as he heard the class tell the student that, well, no, he had not yet mastered the task at hand. Yet to the researcher’s surprise, the student at the blackboard tried again and again, seemingly unperturbed, until he finally managed to depict the three-dimensional cube as required, at which point the entire class erupted in applause and the persevering student beamed with pride.

While listening to this recording, a number of thoughts came to mind, not least among which was the question of where our own school stands on the subject of “intellectual struggle”. How do we perceive the need to make an effort before being able to master something? Do we consider that exertion to be a sign of weakness or a source of strength? Do we remember most the difficulties a person might face or his or her determination in overcoming them? I must say, as I think back on countless conversations I have had with students, teachers and parents at the Lycée Français de New York, not to mention my own views on this matter, the answer is clear. In our educational community, we appreciate and value effort, what University of Pennsylvania Professor Deborah Perkins-Gough calls “grit” (“The Significance of Grit”, Educational Leadership, September 2013, pp. 14-20)

For Perkins-Gough, grit combines the notion of resilience, “the idea of a positive response to failure or adversity”, and that of passion, understood as the choice “to do a particular thing in life…and to give up a lot of other things in order to do it…[sticking] with those interests and goals over the long term”. Moreover, based on extensive findings from more than a decade of research, the University of Pennsylvania professor affirms that those with the highest levels of grit are also those in the end who attain the highest levels of achievement. What an excellent reminder, n’est-ce pas? A reminder that the world-class education we are providing should always be anchored in a number of grit-inducing principles, like the following: a. the greatest learning always takes place when we undertake it ourselves, especially when doing so demands hard work; b. challenge is good and when it is not there we should seek it out; c. setbacks are part and parcel of existence and must be seen as an opportunity to cultivate determination and by dint of determination to grow as individuals; and d. the efforts we need to make in life vary from person to person, but like all reflections of diversity, such efforts are always deserving of our respect, admiration and celebration.

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Sean Lynch

Proviseur / Head of School

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Holding both French and American nationalities, educated in France (Sciences Po Paris) and the United States (Yale), and as the proud husband of a French-American spouse and father of two French-American daughters, Sean Lynch has spent his entire professional and personal life at the junction between the languages, cultures and educational systems of France and the United States. He has been Head of School at the Lycée Français de New York since July 2011, after having spent 15 years at another French bilingual school outside of Paris: the Lycée International de St. Germain-en-Laye. In addition to being passionate about education, he loves everything related to the mountains, particularly the Parc National du Mercantour.

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